LE BOXING DAY DEVENU ECOMMERCE!

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14 janvier 2011

La «JOURNÉE DE LA BOÎTE», pèlerinage commercial annuel du 26 décembre pour de nombreuses personnes dans les boutiques spécialisées et les centres commerciaux, a adopté un nouveau cachet en 2010. Pour y avoir participé à quelques reprises par les années passées avec les enfants j’y ai vécu les désagréments du froid, de la neige, de la pluie avec un fort vent et les longues attentes devant les portes closes. J’y ai aussi fait la rencontre d’inconnus sympathiques en quête d’aubaines ou encore l’acquisition du dernier gadget techno en plus de réaliser d’importantes économies à l’achat. Cette activité m’a souvent procuré un lot de moments mémorables.

Après les premiers pas de 2008 et 2009, où les circulaires et les quantités de l’inventaire devenaient disponibles en ligne aux clients à minuit le 25 décembre, les commerçants ont franchi un nouveau pas, en permettant aux clients de faire des achats en ligne à compter du 24 décembre 20 h 00. À partir d’un partage de l’inventaire du magasin, les clients pouvaient consulter l’inventaire, voir les caractéristiques du produit, consulter les commentaires de certains acheteurs et faire l’achat dans leur salon à partir de l’Internet. L’autre partie de l’inventaire était réservé pour les clients se présentant au magasin lors de l’ouverture le 26 décembre 13 h 00. Les internautes pouvaient ainsi éviter les inconvénients de la cohue de l’ouverture des portes du magasin pour faire l’acquisition du produit convoité. Révolution? Non. Évolution normale.

Selon le président du Conseil québécois du commerce de détail, Gaston Lafleur, le « Boxing Day » et la semaine qui suit gonflent le chiffre d’affaires des marchands Il indique par ailleurs que plusieurs clients qui ont reçu des chèques-cadeaux les utilisent pour profiter des rabais d’après Noël. Pas moins de 40% des Québécois avaient indiqué, dans un sondage mené par le Conseil, qu’ils donnaient des chèques-cadeaux à leurs proches pour Noël. Les chiffres de vente des magasins seront connus à la fin du mois de janvier 2011, mais l’expérience des dernières années et les commentaires actuels des commerçants laissent croire que la situation des achats se maintient d’année en année.

On note toutefois que le pourcentage du chiffre d’affaires des ventes en ligne montre une progression constante depuis quelques années au détriment des ventes en magasin. L’augmentation du nombre des internautes y est pour beaucoup d’autant plus que la confiance du consommateur dans le paiement en ligne est à la hausse. En consultant l’indice de commerce électronique du CEFRIO, nous remarquons des prévisions pour la vente en ligne de 4 milliards de dollars pour l’année 2010 et identifions une constante d’environ 20% des Québécois qui font des achats en ligne mensuellement pour la même période. Cette tendance lourde de l’achat en ligne arrive peut-être à maturation, mais la pratique mérite l’attention des petits commerçants. Est-ce que les petits commerçants ont les outils et les moyens de concurrencer les chaînes de magasins spécialisés et les grandes surfaces et leur pratique du commerce en ligne?

Bien que le facteur prix compte pour près de 50% de la motivation pour le premier achat en ligne, d’autres facteurs méritent attention: le temps de livraison, la possibilité de rencontre et le contact personnel avec le vendeur, la participation au développement du milieu, le conseil personnalisé et sur mesure, la proximité et le support après vente, le gain de temps pour faire son achat ainsi que les facilités de paiement sont d’autres éléments qui sont pris en considération par les acheteurs. Ces autres facteurs de motivation à l’achat méritent une attention particulière de la part des commerces de proximité, parce qu’ils sont des leviers sur lesquels ils peuvent mettre de l’emphase.

La présence sur le web, même en dehors d’une fonction eCommerce s’inscrit dans les axes de motivation à l’achat qui sont en dehors du prix et peuvent avoir une influence sur les consommateurs internautes. Certes la conception de cette vitrine demande des ressources, qui vont de l’effort personnel à l’achat de services spécialisés auprès de concepteurs et designers de sites web. Des solutions gratuites, XWebdesignor, IZISPOT, Nvu, TOWeb, sont disponibles. D’autres solutions à petit budget Web Creator, DreamWeaver demandant aussi un effort d’apprentissage à leur utilisation, mais ne représentent qu’une petite partie des coûts d’achats d’une solution élaborée par les agences de marketing et les firmes spécialisées de développement de site Web. L’ergonomie et le design d’un site réalisé par un expert peut aussi s’avérer un bon investissement.

Les fournisseurs d’accès à l’internet ont aussi inscrit dans leurs forfaits des solutions qui permettent le développement d’une vitrine d’entreprise sur le Web. Ces solutions ne demandent généralement pas de connaissances en programmation et utilisent une interface utilisateur WYSIWYG (prononcé wiziwig) qui permet de composer visuellement le résultat voulu, typiquement pour un logiciel de mise en page, un traitement de texte ou d’image. C’est une interface « intuitive » : l’utilisateur voit directement à l’écran à quoi ressemblera le résultat final.

La présence de petites entreprises sur le web peut aussi se faire dans un mode plus interactif avec l’utilisation des système de gestion de contenu. (SGC ou CMS). C’est une famille de logiciels destinés à la conception et à la mise à jour dynamique d’un site web ou d’application multimédia. Ils permettent à plusieurs individus de travailler sur un même document, ils permettent aussi de structurer le contenu (utilisation de FAQ, de documents, de blogs, de forums de discussion, etc.). Le plus connu est WordPress et ses comparatifs sont, Drupal et Joomla. Ils sont aussi disponibles chez certains fournisseurs d’accès Internet. Ils demandent toutefois quelques heures d’apprentissage de fonctionnement. Certains tutoriels, disponibles sur l’internet, et des groupes de discussion peuvent aider à cet apprentissage.

Cette vitrine de l’entreprise sur le web est loin du site transactionnel, avec son catalogue, son tunnel d’achats et son paiement en ligne, mais elle constitue un premier pas dans l’univers du commerce électronique après le choix du nom de domaine et l’identification d’un hébergeur web.

 Y voyez-vous des gains pour votre commerce ou organisation?

Références :

CEFRIO Indice de commerce électronique

http://www.indice-commerce-electronique.qc.ca/indice-2010-03.html

WebLoyalty.com Achats en ligne et fidélité

http://www.webloyalty.fr/img/WL-Achat_en_ligne_fidelite.pdf

Système de gestion de contenu (CMS)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_gestion_de_contenu

Article publié sous les rubriques: Gestion stratégique, Leadership et gouvernance, Web Marketing

LA VEILLE SUR TWITTER

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10 décembre 2010

L’information en temps réel

Dans un système où la recherche d’informations va de plus en plus vite, nous avec appris que Twitter était un outil formidable pour assurer une veille. Il propose effectivement l’information en quelques secondes : le REAL TIME.

La veille sur Twitter nous permet de suivre l’actualité sur une thématique choisie, trouver l’information la plus récente, se perfectionner dans un domaine, échanger avec d’autres internautes ou clients ou encore de recueillir des feedbacks sur un produit, un service rendu par notre entreprise.

Débuter sur Twitter n’est pas toujours évident et le fonctionnement de l’outil n’est pas forcément des plus simples lorsque l’on démarre. Afin d’être pleinement fonctionnel, un compte Twitter doit se construire. En effet, au départ nous sommes seuls et pour avoir accès à cette information nous devons nous inscrire auprès d’autres twittos et devenir leur follower. Vous allez rapidement vous apercevoir que, suivant le type de profil que nous suivons, Twitter est très utilisé pour relayer des articles de journal ou de revues, des billets de blog ou de l’information en provenance de l’Internet en général. Derrière l’apparente simplicité de Twitter, se cache pourtant une réalité un peu moins évidente. Twitter fonctionne avec un système de timeline (TL) où les tweets les plus récents viennent s’ajouter au fur et à mesure en repoussant les tweets plus anciens toujours plus loin dans notre page de lecture.

Jusqu’à une cinquantaine de comptes twitter suivis, nous pouvons, si nous nous connectons chaque jour, relire l’ensemble des tweets qui ont été postés pour aller consulter l’ensemble des articles qui nous intéressent et réaliser notre veille. Même si les messages ne sont que de 140 caractères, sous arrivons à suivre, tout au plus, environ 50 à 75 comptes, dépendamment des profils que nous suivons, si nous consacrons environ une heure par jour. C’est après que ça se gâte… 100 comptes suivis, 150, 200, 500 et plus!!! Là, ce n’est plus possible. A peine ouverte notre timeline, le système nous invite à lire les 60 nouveaux tweets qui viennent d’être postés pendant la lecture «rapide» d’un premier article. Mais la veille ne se résume pas à l’observation de la timeline, nous avons besoin de petits outils twitter qui peuvent le faire à notre place ou de façon plus rapide.

La recherche des utilisateurs

À notre arrivée sur Twitter, nous sommes confrontés à la recherche de twittos qui partagent les mêmes intérêts ou préoccupations que nous. Des outils existent pour identifier ces profils.

Mentionmap

Mentionmap est un outil qui permet de visualiser les conversations d’un utilisateur twitter sous une forme cartographique. L’outil présente les relations avec d’autres personnes ou encore les relations liées à des hashtags.

Twellow

Twellow est un annuaire de comptes twitter classés en catégories qui vont du techno au marketing, en passant par les loisirs ou le management. Les comptes ainsi classés présentent pour chaque profil une fiche complète avec une biographie, le nombre de followers, le site web, la situation géographique et les derniers tweets émis par l’utilisateur.

L’utilisation des listes sur Twitter

La deuxième étape, consiste à créer des listes. Il est important de la faire lors de l’adhésion à chaque nouveau twittos pour que ce ne soit pas une charge trop lourde de le faire d’un coup. Le principe d’une liste est de regrouper certains profils suivis et ainsi d’avoir accès à leurs tweets isolés du fouillis que peut devenir une timeline trop fournie. Dans mon cas personnel, j’ai procédé à la création des listes suivantes : Conversations, Personnel, Affaires, Gestion, Techno, que j’utilise pour suivre les twittos qui m’intéressent.

Nous pouvons aussi suivre un groupe de twittos sur un thème sans avoir à follower chaque twittos un par un. Nous n’avons qu’à follower, c’est à dire suivre, la liste proposée par d’autres twittos.

L’utilisation des Hashtags

HastagUn hashtag est un mot, qui ajouté à un tweet, est un moyen simple qui permet de catégoriser les tweets. En utilisant les hashtags, il est possible de regrouper tous les tweets autour d’un même sujet, d’un événement ou encore d’un produit. Les hashtags sont des mots-clés créés en rajoutant un symbole dièse # devant le mot clé.

Ils sont interprétés par le moteur interne Search Twitter et les principaux sites autour de Twitter. En exemple, le hashtag #followfriday permet de recommander des twittos, pratique du vendredi qui a donné ce nom.

La forme d’un journal avec Paper.li

Bien, une fois nos listes créées, il existe un outil simple d’utilisation afin de mettre en forme notre veille. Paper.li organise les liens que les twittos que nous suivons partagent sur Twitter. Là où se trouve l’autre intérêt de Paper.li, c’est que l’outil va aller chercher le contenu des liens qui ont été partagés chaque jour, et va vous en proposer une synthèse triée et organisée sous la forme d’un journal. Paper.li classe les articles par thème, et identifie les articles qui ont fait l’objet de nombreux retweets pour les placer à la «une».

L’outil vous permet de créer vos journaux (10) sur la base de votre profil complet ou de followings que vous suivez, d’un hashtag particulier, #Consultant ou #jeudiconfession ou encore #iPad ou bien d’une liste, celles que nous avons créées.

Une fois que notre journal est développé, nous avons la possibilité de recevoir une alerte par email qui nous informe chaque jour lors de la sortie de la nouvelle édition. L’outil nous permet aussi de rediffuser facilement le contenu de notre veille sur Twitter ou sur Facebook avec l’intégration d’un bouton «J’aime» et d’un bouton «Retweet».

Le moteur de recherche Twitter

On ne l’utilise pas assez souvent mais c’est un outil puissant, les fonctions avancées de Twitter Search donnent de très bons résultats. Nous pouvons spécifier la langue, la phrase, le mot contenus dans les tweets, et définir une temporalité, date à date…

D’autres outils existent et feront l’objet d’un billet complémentaire.

Avez-vous commencé votre veille sur Twitter? Quels outils utilisez-vous?

Références

Mentionmap

http://apps.asterisq.com/mentionmap/#

Twellow

http://www.twellow.com/search?q=&search_cat=

Les listes thématiques de Twitter font leur apparition

http://www.presse-citron.net/les-listes-thematiques-de-twitter-comment-ca-marche

Paper.li le service de presse de Twitter

http://descary.com/leweb-paper-li-le-service-de-presse-de-twitter/

Astuce pour faire de la veille sur Twitter

http://blog.shaze.net/index.php/2009/06/20/astuce-pour-faire-de-la-veille-avec-twitter/

Article publié sous les rubriques: Gestion de l'innovation, Gestion stratégique, Twitter

LA SAUVEGARDE DES FAVORIS

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2 décembre 2010

J’ai appris à l’usage l’importance de la sauvegarde des favoris (signets) de mon navigateur web. Une mise à jour problématique, un problème mécanique ou encore un changement d’équipement nous rend vulnérable à la perte de nos favoris de navigation sur l’Internet. Ceci peut représenter un préjudice important parce qu’ils représentent dans certains cas plusieurs heures de travail et de veille sur l’Internet. Dans un billet antérieur, je vous ai signalé l’existence de certains outils de partage de signets (Delicious, Diigo), toutefois, dans ce billet, j’aborderai l’angle de la sauvegarde de favoris pour un usage personnel. Deux options s’offrent à l’utilisateur : La sauvegarde sur un support interne et la sauvegarde sur un lecteur externe ou encore la sauvegarde sur le web.

La sauvegarde sur des supports personnels.

Dans Internet Explorer 8, une fonction d’importation-exportation est intégrée dans le menu fichier de la barre d’outils principale et permet d’exporter les favoris, flux et cookies vers un fichier de votre disque dur interne ou externe.

Favoris Internet Explorer

Favoris Internet Explorer

Pour le navigateur Firefox, dans la barre d’outils principale, sous le menu Marque-pages, il existe une fonction qui permet d’organiser vos favoris.

Signets Firefox

Favoris Firefox

Une nouvelle fenêtre permet d’accéder au menu d’importation et de sauvegarde.

Sauvegarde Firefox

Sauvegarde des favoris Firefox

Pour les utilisateurs de Google Chrome, à l’extrême droite sur la barre d’outils principale il y a un bouton pour personnaliser et contrôler Google Chrome qui ouvre un menu identifiant le gestionnaire de favoris.

Signets Chrome

Favoris Chrome

Ce gestionnaire ouvre une nouvelle fenêtre qui permet d’organiser les favoris et la fonction exportation permet de les sauvegarder dans un fichier.

Sauvegarde signets Chrome

Sauvegarde favoris Chrome

Pour le navigateur Safari, c’est la même procédure que pour le navigateur Internet Explorer et la fonction se retrouve sous la barre d’outils principale dans exporter des favoris.

Signets Safari

Favoris Safari

Vous pouvez classer le fichier dans un dossier de votre choix qui viendra doubler celui qui est habituellement placé sous le répertoire C : /documents and settings/nom d’utilisateur/favoris. Il est important d’identifier un lieu de sauvegarde où vous pouvez repérer le fichier facilement plus tard. Vous pouvez aussi sauvegarder ce fichier dans un support externe, clé USB ou encore disque dur externe qui offrent une meilleure protection surtout lorsqu’il y a des problèmes mécaniques avec l’ordinateur.

La sauvegarde sur le web

Certains services gratuits de sauvegarde de favoris existent aussi sur le Web. Dans un billet précédent, j’ai mentionné Delicious et Diigo, mais il existe aussi une formule qui permet d’enregistrer des liens vers vos sites Web préférés et d’y accéder ensuite à partir de n’importe quel ordinateur, n’importe où dans le monde. Il s’agit de Yahoo favoris. 

http://fr.bookmarks.yahoo.com/

Le navigateur Firefox offre aussi en module complémentaire une application Xmarks qui permet de synchroniser vos favoris avec une base de donnée en ligne dont vous êtes l’utilisateur.

http://www.xmarks.com/

L’effort demandé pour la sauvegarde est minime si on prend en considération que c’est parfois le résultat de nombreuses années de navigation et de veille qui sont intégrés dans ce fichier. En gestion des risques, c’est un investissement significatif dans une gestion efficiente de l’information.

Avez-vous d’autres outils que je ne connais pas? Merci d’avance pour l’information et je me ferai un plaisir de partager.

Références

Sauvegarder les signets

http://trancool.fr/comment-sauvegarder-signets-firefox-chrome-opera-safari/

Le carnet de signets

http://ntic.org/formation/tic/francais/modules/3csignets.php

La sauvegarde des favoris

http://www.pcastuces.com/newsletter/adj/1415.htm

Article publié sous les rubriques: Gestion stratégique, Outils technologiques

LA VEILLE INFORMATIONELLE EN ENTREPRISE

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19 novembre 2010

La prise de décision

La complexité de la plupart des décisions en gestion devient de plus en plus grande, parce que l’environnement organisationnel change de plus en plus vite, mondialisation des marchés, réseautage, fluidité de l’information, crise économique à répétition, les méthodes de prise de décision qui ont servi à ce jour méritent d’être revues et corrigées. Christian Morel, dans son livre, Les décisions absurdes, Sociologie des erreurs radicales et persistantes, énonçait que «les individus prennent parfois collectivement des décisions singulières, ils agissent avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché. Ces décisions absurdes se traduisent par des erreurs radicales et persistantes». Sur les sentiers de l’erreur radicale, il parle du bricolage managérial. Bien souvent, l’évaluation du nouvel environnement n’a pas fait l’objet d’une analyse pertinente, un trop grand goût du risque des décideurs afin d’être en tête de liste du secteur d’activité, la décision hiérarchique autonome en opposition à des avis divergents provenant d’expertise interne, l’anticipation erronée de la décision d’un concurrent ou encore le mimétisme, c’est à dire faire comme son concurrent sans égard au contexte, sont des éléments qui peuvent expliquer ce comportement managérial.

Parmi les facteurs qui rendent la décision difficile, la méconnaissance des options arrive en premier lieu surtout au plan des avantages (points forts) et des désavantages (points négatifs) de chacune des options. Dans une analyse dans le secteur de la santé aux Etats-Unis il y a quelques années, les chercheurs ont réussi à identifier le poids relatif de la composante principale de la prise de décision. Dans 6% des cas, la négociation et le sens politique était la composante principale de la prise de décision. Le jugement et l’intuition était le principal axe de la prise de décision lors de 54% des cas. La dimension d’ordre rationnel et d’analyse était évoquée comme élément de fond dans 35% des décisions. Pour ce qui est du 5% des décisions restantes, les auteurs n’ont pas réussi à identifier une caractéristique dominante dans la prise de décision. Dans le cas des entreprises privées, la composante analyse était plus importante que la dimension jugement. On constate que les décideurs, en très grande partie, se fondent sur leur expérience dans la prise de décision, ce qui pourrait justifier en partie la situation des erreurs radicales et persistances de la théorie de Morel.

Pour assurer la continuité des activités et l’efficience des opérations, les décideurs tant des petites que des grandes entreprises ont à prendre des décisions rapides. De plus ils ne disposent que rarement de ressources en recherche et développement pour les conseiller dans leur prise de décision. Avec le développement des technologies de l’information et dans une économie du savoir, des outils existent pour inverser les axes de prise de décision à la faveur d’une meilleure analyse des avantages et désavantages et d’informations qui reposent sur les données probantes. On parle ici de veille informationnelle.

«C’est une activité continue et en grande partie itérative visant à une surveillance active de l’environnement technologique, commercial, sociétal, concurrentiel, etc., pour en anticiper les évolutions.»

Le caractère prospectif de la veille aide l’entreprise à déceler des indices, des signes ou encore des signaux faibles concernant l’évolution de l’environnement afin de dégager des menaces ou encore d’y voir des opportunités. Comme on fait de la veille de façon systématique, il faut penser à utiliser un dispositif organisé et structuré pour la surveillance de cet environnement. En ce sens, il faut penser à utiliser des outils qui nous permettent de rester informés, avec le moins d’efforts possibles et qui possèdent un système de signalement automatisé tout en épargnant le décideur de l’infobésité. L’utilisation des fils RSS , dont j’ai parlé dans un billet précédent, répond en grande partie à ces impératifs. L’utilisation des réseaux sociaux, Twitter et Facebook  et LinkedIn peut aussi être intéressant. Ils feront l’objet d’un prochain billet.

Les étapes du processus

Pour la veille informationnelle, les étapes séquentielles sont assez claires : Le ciblage, la récolte, l’analyse et la diffusion.

À l’étape du ciblage, il faut définir les sujets thématiques, définir et tester les mots-clés définir le niveau de profondeur et aussi établir une liste de sources primaires. C’est à la récolte, en deuxième étape que les technologies de l’information apportent un appui important. Avec les flux RSS, au lieu d’aller chercher de l’information dans les banques de données, c’est le service qui envoie l’information à l’utilisateur. Avant il fallait penser à faire des recherches périodiquement pour demeurer au courant des nouvelles informations dans le domaine d’activité, maintenant, le rôle du responsable de la veille consiste à tamiser, évaluer l’information en fonction des critères définis au ciblage et des mots-clés, vérifier l’objectivité du contenu, et à consigner l’information sur un support qui servira à l’étape de l’analyse. Il arrive trop souvent que le processus s’arrête après la récolte. Même si les outils technologiques sont performants, la veille ne prend son sens qu’avec les compétences des acteurs de l’analyse et de la diffusion. L’analyse est au cœur du processus de veille, et fait appel souvent à des experts ou analystes du domaine. Il s’agit de catégoriser les textes, d’analyser les occurrences, de percevoir les associations de sens et de segmenter les textes pour produire des résumés à l’intention des décideurs. Certains outils de classification automatique (Yippy, Exalead, Swetswise searcher) et de production de résumé (Copernic summarizer, Sinope summarizer) existent et sont disponibles sur l’internet. Pour la diffusion, certaines fonctions sont déjà intégrées dans les flux RSS, l’eMailing, le partage avec note, l’ajout de mots-clés permettent à la personne que vous avez identifié de prendre connaissance des résultats de votre veille. Le partage de signets avec des outils comme delicious ou diigo peuvent aussi être utilisé. Dans certains cas, la production d’un billet sur un blog ou encore la production d’une infolettre sont des outils pour rendre disponible un résumé à l’intention d’un plus grand nombre de personnes. Il faut se souvenir que trop d’information tue l’information au sens que la surabondance crée la redondance et que la diffusion automatique et ciblée de l’information sur l’internet devient vite du spam.

L’utilité de la veille informationnelle

Veiller, c’est se maintenir éveillé sur un thème, c’est aussi d’être capable d’utiliser des outils de médiation, les fils RSS, le blog, l’eMailing, le partage de signets, et de favoriser la prise de décision à partir de données probantes. Veiller c’est donc une activité professionnelle qui demande du temps et qui doit être reconnue dans les responsabilités de la personne qui la réalise.

Dans mon cas, je pratique la veille informationnelle, pour suivre mon domaine d’activité professionnel et y percevoir des opportunités, des menaces ou encore surveiller mon e-réputation. Comme l’internet est plus qu’un média, c’est aussi un réseau de personnes connectées entre elles. De ce fait, faire de la veille, est donc aussi un moyen de rencontrer d’autres personnes qui pourront peut être m’aider dans mes projets ou encore partager mes loisirs. Veiller c’est aussi l’occasion de partager mes connaissances et de développer des compétences collectives, à peu de frais, au regard d’un sujet donné.

Mais aussi, veiller pour être au courant c’est ma motivation première.

Avez-vous développé une activité de veille dans votre entreprise?

Références :

La veille informationnelle, un outil de stratégie économique

http://www.temoignages.re/la-veille-informationnelle-un,15203.html

Etudoc

http://etudoc.wordpress.com/info-com/cours-alexandra-saemmer/cours-7-la-veille-informationnelle/

La veille en entreprise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Veille_en_entreprise#Diff.C3.A9rents_types_de_veille_en_entre

10 bonnes raisons de faire de la veille sur l’Internet

http://www.tetedequenelle.fr/2009/07/10-bonnes-raisons-de-faire-de-la-veille-sur-internet/

De la veille empirique et individuelle à une veille construite et partagée

http://www.slideshare.net/lpg/veille-aec-arpel-26032009?src=related_normal&rel=334636

Paul C. Nutt, The assessment of alternatives for décision making

http://bush.tamu.edu/pa-archive/JPART9-2.305-349.pdf

Article publié sous les rubriques: Fil RSS, Gestion de l'innovation, Gestion stratégique, Outils technologiques

LE DÉVELOPPEMENT DU eCOMMERCE

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10 novembre 2010

LE DÉVELOPPEMENT DU COMMERCE ÉLECTRONIQUE

À consulter la publication du dernier indice du commerce électronique  (ICEQ) du Centre Francophone d’informatisation des Organisations (CERFIO), on constate qu’entre les mois de janvier et avril 2010, c’est 962 millions de dollars qui ont fait l’objet de cyberachats, soit une augmentation de 30% par rapport à la même période de l’année précédente, et du même coup, les chiffres montrent une croissance de 11% du nombre des adultes qui ont fait des achats en ligne. On y remarque que plus d’une personne sur 5 ont fait des achats en ligne, chaque mois, au cours du premier trimestre de 2010. Les indicateurs montrent une importante croissance du phénomène et qu’il s’agit d’une tendance lourde à la consommation. Celui-ci s’accentuera avec l’usage grandissant des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et LinkedIn qui favorisent le partage d’information et d’opinion et les références personnelles sur les produits. Les consommateurs sont en train de changer profondément leur comportement en matière d’achats et cette tendance à la hausse est comparable à celle observée actuellement ailleurs au Canada, en France et aux États-Unis.

L’ICEQ permet aux dirigeants québécois de prendre des décisions encore plus éclairées sur leurs stratégies d’affaires et aux économistes de mieux suivre ce phénomène. Ces achats se font tant sur des sites marchands que sur des portails de transactions électroniques entre consommateurs (eBay, par exemple). Ces données devraient permettre aux dirigeants québécois de prendre des décisions encore plus éclairées sur leurs stratégies d’affaires. Mais qu’en est-il de la situation?

Bien que la grande majorité des PME québécoises soit branchée (87 %) à l’Internet et que 56 % dispose d’un site web, seulement 13% de ces entreprises offre la possibilité de faire des achats en ligne. Une situation qui n’a pas beaucoup évoluée depuis 2007. Parmi les entreprises branchées à l’Internet, le secteur du commerce de gros et de détail présente un écart négatif de près de 20 %, 73,4 % contre 93,3 %, comparativement au secteur des services et au secteur manufacturier. Cette situation fait perdre des millions de dollars à l’économie québécoise. Étant donné que les sites québécois offrent peu de possibilités, les consommateurs sont obligés d’acheter ailleurs au Canada ou encore aux États-Unis. La situation en région Gaspésie Îles-de-la-Madeleine devrait présenter un portrait inférieur parce que le taux de branchement est moins élevé en région que dans les centres urbains de Montréal et Québec, et que l’accès à l’Internet à haute vitesse n’est pas encore complètement uniforme pour l’ensemble des entreprises de la région.

LES ACHATS EN LIGNE

Le sujet des fuites économiques régionales au profit des pôles régionaux et urbains était abordé, au cours des derniers jours, dans des médias régionaux et locaux et faisait aussi l’objet de préoccupations de certains élus municipaux et intervenants du secteur économique au cours des dernières semaines. La disponibilité et la variété des produits, la mobilité des personnes, l’expertise professionnelle spécifique, les prix concurrentiels sont souvent des éléments explicatifs de ces fuites économiques. À ces éléments, il serait aussi bon d’analyser l’important sous-développement des formules eCommerce par nos commerçants régionaux et locaux.

Que ce soit pour des produits, les livres, les souliers, les vêtements, les jouets, les fleurs et même les pneus d’automobile ou encore des services, les voyages, les assurances, les institutions financières, de plus en plus de consommateurs croient qu’il y a des avantages à acheter en ligne. Le déploiement régional des grandes chaînes de consommation et la gestion informatisée de la chaîne logistique : Exposition, achat, facturation, expédition, et livraison sont des vecteurs importants de la diminution de la valeur des achats et du nombre de consommateurs auprès des commerçants de la région. 

Certes, les systèmes de gestion de relations clients (CRM Customer relationship management) ne sont pas à la portée des budgets de toutes les entreprises et le retour sur l’investissement pas assuré, mais des solutions à 600.00 $/ année/ utilisateur arrivent sur le marché, des applications eCommerce qui sont gratuites pour moins de 10 produits au catalogue et la possibilité d’utiliser sa page Facebook  ou encore son compte Scribd pour certaines activités commerciales, notamment pour la vente de livres, sont des avenues qui pourraient permettre l’initiation au commerce en ligne sans demander d’importantes ressources financières et mettre l’entreprise en péril.

La participation active aux réseaux sociaux, dont beaucoup de tribunes vantent les mérites au regard des gains en chiffre d’affaires est aussi à explorer afin de diminuer le volume des fuites économiques régionales. Une relation client plus personnelle via les outils présents dans les réseaux sociaux pourrait apporter, à l’expérience de certaines entreprises au cours des derniers mois, une fidélisation de la clientèle. Mais cette participation demande une réflexion sur le plan stratégique de l’entreprise et comporte aussi un coût non négligeable en temps pour entretenir des liens significatifs avec les consommateurs. S’y lancer de manière décousue, sans l’engagement et la persévérance apporte des risques d’échecs importants.

Pour ce constat de retard important du commerce électronique au Québec et dans la région, il faut se questionner sur le support qui a été apporté tant au niveau provincial que local auprès des entreprises afin de leur faire connaître, comprendre et utiliser ces nouvelles technologies. Très peu de ressources gouvernementales ont été déployées pour soutenir les entrepreneurs et commerçants dans l’utilisation des TI. Le déploiement du gouvernement en ligne et l’implantation de parcs technologiques dans les centres urbains ont accaparé la très grande majorité des ressources financières au détriment de la formation et du support aux entreprises sur le terrain. La capacité de comprendre et d’utiliser ces technologies, certains parlent d’analphabétisme, de ceux qui ne sont pas des natifs du numérique, les personnes nées après 1990, a des impacts sur le déploiement de ces technologies et leur utilisation dans les affaires. Dans le guide de consultation du MDEIE, «VERS UNE STRATÉGIE DE L’ENTREPRENEURIAT» , pour les prochaines années, 2013 à 2018 aucune note sur un possible axe d’intervention dans l’utilisation des TI par les entreprises n’est présente. En considérant que seulement 9 % des budgets de soutien à l’entrepreneuriat en 2009-2010, est dévolue à la pérennité et à la croissance des entreprises, le retard risque de s’accentuer si la stratégie commerciale du commerce électronique n’est pas supportée par les gouvernements.

LES PREMIERS PAS

Pour les entreprises de la région, certaines actions sont à entreprendre pour rattraper la parade du eCommerce. Elles demandent peu de ressources financières et sont à la base du développement du eCommerce. La création d’un compte courriel gratuit pour chacun des employés de l’entreprise, l’élaboration et le mise en ligne d’une vitrine corporative (site web), à partir d’outils gratuits de l’Internet, présentant l’entreprise, les produits ou services, les personnes contacts et les coordonnées, la réalisation d’un bulletin courriel à l’intention de la clientèle, l’insertion des coordonnées électroniques sur les formulaires et papiers d’affaires de l’entreprise, l’analyse et la diffusion de la performance du site web de l’entreprise auprès des employés permettent de prendre contact et d’explorer les processus autour des TI. Ils sont un bon moyen de sensibilisation auprès du personnel de l’entreprise et de les préparer au développement du eCommerce. Entretemps, la direction de l’entreprise doit entreprendre une réflexion sur sa stratégie Internet concernant l’utilisation des réseaux sociaux, l’interactivité avec la clientèle et l’utilisation de système eCommerce dans le développement de ses affaires.

« Une marche de 1000 km commence par un pas», (proverbe chinois).

Avez-vous songé au développement des affaires de votre entreprise sur l’Internet?

Références

Le Blog de Samuel Parent

http://fr.titaninteractif.com/index.php/2010/01/27/est-il-trop-tard-pour-se-rattraper/

Affaires Web

http://www.lesaffairesweb.com/2010/02/01/reseaux-sociaux-et-strategie-internet-un-pensez-y-bien/

Le blog de Diane Nadeau

http://www.dianenadeau.ca/2010/10/le-retard-numerique-du-quebec-2010-toujours-pas-de-plan/

Le blog de Luc Gendron

http://aryane.com/2010/10/17/manifeste-pour-un-plan-numerique-quebecois/

Comment ça marche.

http://www.commentcamarche.net/news/5853449-les-reseaux-sociaux-s-imposent-dans-les-pme-selon-une-etude-de-salesforce

Le blog de Michelle Blanc

http://www.michelleblanc.com/2009/10/14/impact-medias-sociaux-regions-eloignees/

Article publié sous les rubriques: Gestion de l'innovation, Gestion stratégique, Outils technologiques, Web Marketing

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