GESTION DE SES CONNAISSANCES

9 octobre 2012

 

J’ai choisi, il y a quelques années d’être un contributeur actif à l’amélioration des connaissances de personnes curieuses et présentes sur la toile. J’ai une présence régulière sur certains réseaux sociaux et je suis attentif aux nouveaux contenus que le partage avec mes contacts personnels et auprès des membres de ma communauté virtuelle. En formulant des avis ou encore en publiant des contenus, j’espère améliorer mes connaissances et celles de certains individus, qui à leur tour enrichiront les connaissances de leur communauté. En opposition avec mon expérience d’apprentissage dans le milieu de l’enseignement, j’ai découvert dans cet environnement, une culture et une expérience de partage qui m’ont fait grandir et devenir une meilleure personne.

Ma stratégie d’amélioration des connaissances repose sur 5 bases:

La recherche d’information.

C’est l’ensemble d’outils qui me permettent d’acquérir de l’information. C’est une approche de veille auprès de diffuseurs d’information qui consiste en un abonnement à des fils RSS. C’est un agrégateur de contenu qui produit automatiquement un tableau des nouveautés sur un site Web. J’y retrouve là, en fonction de mes intérêts, les dernières mises à jour de sites internet consultables en ligne. Google Rearder est l’outil que j’utilise actuellement, mais plusieurs autres existent: Netvibes, Mon Yahoo et Technocrati en sont des exemples. Dernièrement, j’ai aussi découvert des outils de curation de contenu. Ce sont des outils qui permettent de sélectionner et de partager les contenus les plus pertinents sur des thèmes ou encore des sujets spécifiques. La plus-value de l’outil, c’est le système qui traite les requêtes et affiche les résultats les plus pertinents. La machine en soutien à l’humain…on y vient tranquillement. Pour ma part Scoop-It me rend de très bons services. Toutefois, d’autres outils cohabitent: Paper.li, Storify, Pearltrees.

La différence essentielle entre curation et agrégation réside dans le fait de choisir les contenus proposés aux internautes pour leur donner du sens et non pas de se contenter d’une collecte de liens sans contextualisation.  Wikipédia

Le classement de l’information

Mes lectures, m’ont conduit à archiver des textes, prendre des notes ou encore accoler des mots-clés, tags, sur certains articles. Il s’agit pour moi de conserver une mémoire personnelle externe de certaines informations et dans certains cas de la partager avec des membres de ma communauté. Mon expérience est composée de deux pratiques: l’utilisation des signets et la prise de notes.

Les signets

Le signet personnel, intégré à l’opération de mon navigateur internet, m’aide à conserver les adresses de sites internet que je désire consulter ultérieurement à partir de mon poste de travail. Les signets personnels sont transférables d’un navigateur à l’autre sur mon poste de travail ou encore lors de l’acquisition d’un nouvel équipement. J’utilise aussi le social bookmarking qui consiste à sauvegarder les liens internet de contenu que je juge valable pour le placer sur un site public accessible à d’autres utilisateurs. Il y a possibilité de les catégoriser, d’inscrire des commentaires et d’y ajouter des mots-clés pour en faciliter le repérage par d’autres utilisateurs. C’est une occasion de passer de consommateur de contenu à contributeur de connaissances propre au web 2.0. Pour le partage des signets, mon outil professionnel est Delicious. J’utilise aussi dans le cadre du programme ITyPA Diigo. Strumble Upon et Digg sont aussi des produits en accessibles gratuitement sur la toile.

Les notes

La base de mes notes est acquise à partir de l’outil Notes intégré à Outlook de la suite Microsoft Office. Ce sont des notes personnelles que je conserve pour mémoire externe. En complément, j’utilise Evernote qui me permet de partager des notes particulières avec certains de mes contacts. L’utilisation des cartes mentales, cartes heuristiques, Mind Meister, dans mon cas, viennent aider l’organisation de ma pensée et établir les liens hiérarchiques entres les concepts présentés à des membres de ma communauté. C’est un outil qui me permet de placer beaucoup d’information dans un très petit espace et d’avoir à la fois une vision détaillée et une vision d’ensemble de mon sujet. Ces cartes mentales sont partageables avec mes contacts. Freeplane et SimpleMind sont d’autres outils. De plus Google Drive représente sur le Cloud un lieu de rédaction, d’enregistrement et de protection de mes documents personnels et administratifs. SkyDrive, Dropbox, chez des concurrents commerciaux, offrent sensiblement le même service.

Mes interactions

Pour l’amélioration de mes connaisssances, j’ai choisi des outils qui pouvaient améliorer ma pratique de consultant en gestion et développement des organisations. Tout d’abord sur le plan professionnel, je ne suis bâti un réseau sur LinkedIn. J’y ai trouvé des individus et groupes qui me permettent d’interagir sur le plan de mes connaissances et de mes compétences professionnelles en gestion. J’ai choisi ces groupes, parfois en fonction des discussions et des échanges entres membres de cette communauté et en d’autres occasions, en fonction de leur proximité géographique. Conseillers et Consultants, Entreprise Apprenante, Association des ingénieurs pédagogiques et experts eLearning et aussi Management et RH sont des exemples du premier volet. Les groupes Gaspésie Îles-de-la-Madeleine, Focus 20 et BSL 2.0 relèvent de leur localisation géographique. La qualité des discussions m’aide à améliorer mes connaissances professionnelles. Cette participation à LinkedIn m’a aussi permis d’agrandir mon réseau professionnel parce qu’il a facilité des rencontres personnelles de réseautage qui ont été fructueuses. Sur le plan de préoccupations plus personnelles autour des technologies de l’information et des communications (TIC) et de l’information d’actualité, je participe activement au réseau social Twitter. Ces interactions m’ont fait découvrir des outils et des ressources qui facilitent mon travail mais aussi me font connaître des innovations de produit ou encore de processus. L’utilisation des listes following et followers reste à parfaire dans mon cas. Cet espace de micre-blogging m’a aussi influencé dans mon adhésion à d’autres réseaux groupes qui me permettent d’apprendre en communauté. E180, Café-Lab des connaissances et d’actualité, le MOOC ITyPA en sont quelques exemples.

Ma base de ressources

Google et Wikipédia sont parmi mes meilleurs amis numériques. Ce sont mes deux principales références à interroger lorsque je cherche des contenus. Les producteurs d’information ont depuis longtemps compris le pouvoir de Google et font des efforts particuliers d’organisation et de référencement naturel afin d’être présents dans les premiers résultats d’une recherche à l’initiative d’un utilisateur. De son côté, Google veut offrir l’information la plus pertinent à cette demande de recherche de cet utilisateur. Ensemble, ils me facilitent la vie dans ma recherche de contenus.

Wikipédia est une encyclopédie en ligne universelle. Elle repose sur une rédaction collaborative sur l’Internet avec la technologie wiki et a pour principe d’offrir un contenu libre, neutre et vérifiable. Sa plus grande caractéristique est certes sa rapidité à se mettre à jour et sa publication dans de brefs délais.

D’autres ressources complémentaires m’offrent aussi des contenus regroupés par thèmes ou encore support. YouTube, Flickr, Slideshare, Scribd, sont des copains comparés aux deux premiers. J’en suis à découvrir Instagram, même si j’y détient un compte.

Ma production de contenus

Mon blog, sur mon site d’entreprise, est l’outil que je privilégie. Son alimentation est toutefois tributaire de mes activités professionnelles de consultant en gestion auprès de mes clients. Ce travail d’écriture demande un temps d’analyse de mes outils de veille et de mise en forme de l’information qu’il m’a été difficile à dégager au cours des derniers mois. Toutefois, je crois que c’est le meilleur moyen de produire du contenu personnalisé à la base de mes connaissances.

Et alors…

Au cours des dernières années, j’ai acquis de l’information en adoptant certains outils et je l’ai traité sous certains angles personnels afin d’en découvrir les éléments. Cette information, je l’ai partagé, négociée, avec mes contacts et les membres de ma communauté. Cette information négociée a servi à l’amélioration de mes compétences et à établir une intervention professionnelle mieux adaptée à la situation de mes clients. Cette recherche d’information m’a souvent mené au déséquilibre créatif nécessaire à l’amélioration de mes compétences. C’est aussi ce que je perçois dans ma participation au MOOC ITyPA.

On apprend toujours seul, mais jamais sans les autres    Philippe Carré

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Article publié sous les rubriques:Gestion de l'innovation, Gestion des organisations

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